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Citoyens toujours moins !!!!!!!

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steed

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Citoyens toujours moins !!!!!!!

Message par steed le Dim 4 Sep - 8:53

PARIS (Reuters) - L'impact de la crise économique sur l'économie et le
marché du travail en France s'est traduit en 2009 par le ralentissement
de la progression du niveau de vie et par la remontée du taux de
pauvreté, montre une étude publiée mardi par l'Insee.



Le seuil de pauvreté, qui équivaut à 60% du niveau de vie médian, s'est
établi cette année-là à 954 euros mensuels. Et 8,2 millions de personnes
vivaient en dessous de ce seuil, soit 13,5% de la population, un
demi-point de plus qu'en 2008 et le niveau le plus élevé depuis 2000,
précise l'Institut national de la statistique et des études économiques.



Sur ces 8,2 millions de pauvres, la moitié vivaient avec moins de 773 euros par mois, précise l'étude.



Plus fréquente, cette pauvreté s'est aussi faite plus sévère:
l'"intensité" de la pauvreté, qui mesure l'écart entre le niveau de vie
médian des personnes pauvres et le seuil de pauvreté, a atteint son plus
haut niveau en cinq ans à 19,0%.



La remontée du taux de pauvreté à un niveau supérieur à celui de 2007
s'explique évidemment par celle du chômage, repassé à 9,1% fin 2009
contre 7,4% un an plus tôt, même si, note l'Insee, "des mesures
ponctuelles et la montée en charge progressive du revenu de solidarité
active (RSA) ont permis de limiter les effets de la crise".



L'augmentation de la pauvreté n'a cependant pas épargné les actifs:
10,1% des plus de 18 ans exerçant une activité vivaient sous le seuil de
pauvreté en 2009, un taux en hausse de 0,6 point sur un an.



LES PLUS MODESTES DAVANTAGE TOUCHÉS



Au-delà de cet impact notable sur la pauvreté, la crise aura aussi eu
pour effet de freiner la progression du niveau de vie médian, celui
au-dessous duquel vit la moitié de la population. A 19.080 euros annuels
(1.590 euros par mois), ce seuil n'a progressé que de 0,4% sur un an,
alors qu'il avait augmenté de 1,7% en 2008 et de 2,1% en 2007.



L'enquête "Revenus fiscaux et sociaux" de l'Insee confirme aussi le
creusement des inégalités déjà perceptible dans plusieurs études
publiées ces derniers mois: alors que le niveau de vie des 10% des
Français les plus modestes, inférieur à 10.410 euros, reculait de 1,1%,
celui des 10% les plus aisés, supérieur à 35.840 euros, augmentait de
0,7%.



"Au total, le contexte de crise économique se répercute sur l'ensemble
des ménages, mais ce sont les plus modestes qui sont les plus touchés",
conclut l'Insee.



Conséquence logique de cette évolution: le nombre de bénéficiaires des
minima sociaux a augmenté avec la montée du chômage, un phénomène
amplifié par la montée en puissance du RSA, mis en oeuvre en juin 2009.



Autre fait notable: le taux de pauvreté au sein des chômeurs a diminué
de 1,1 point par rapport à 2008, ce qui s'explique par l'entrée dans le
chômage de salariés plus qualifiés et mieux rémunérés, et qui touchent
donc des allocations plus élevées.



Enfin la crise a relativement épargné les retraités, dont niveau de vie
médian a augmenté de 1,3% en 2009 et dont le taux de pauvreté est resté
stable, à 9,9%.
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