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Economies ? Pourqoi pas !

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Economies ? Pourqoi pas !

Message par roma le Jeu 16 Fév - 8:52

Des enveloppes pour financer le clientélisme parlementaire = 137 millions
La réserve parlementaire est une sorte de caisse noire. Chaque année, l’Assemblée nationale et le Sénat distribuent des crédits à leurs membres (respectivement 79 et 58 millions d’euros en 2011), dont ceux-ci usent à leur guise dans leur fief électoral. Ces enveloppes leur permettent de saupoudrer les collectivités amies ainsi que les associations culturelles, cultuelles ou sportives…
Si le mode de répartition de ces sommes est parfaitement opaque, les élus de la majorité perçoivent notoirement plus que ceux de l’opposition : ainsi Michel Lejeune, député UMP de Seine-Maritime, peut-il distribuer 110 000 euros quand Laurence Dumont, sa collègue socialiste du Calvados, ne dispose que de 41 500 euros. Gérard Larcher, l’ex-président du Sénat, s’octroyait à lui seul 3,4 millions d’euros. De quoi faire bien des heureux. Après le changement de majorité au palais du Luxembourg, on verra si son successeur socialiste, Jean-Pierre Bel, ose mettre fin à cette pratique délétère.

La flambée du pétrole fait flamber les salaires au Sénat = 3,4 millions
Les fonctionnaires du Sénat sont payés trois fois plus cher que leurs collègues de l’Etat. Cette différence est due, en grande partie, à une ribambelle de primes que leur a attribuées la «haute assemblée» au fil du temps. Ainsi – on ne rit pas – ils bénéficient d’une prime individuelle de chauffage, et comme elle est indexée sur les cours du pétrole, elle est passée de 1 500 euros par an en 2000 à 4 035 euros en 2011. En la supprimant, on rendrait 3,4 millions d’euros par an à la République. La nouvelle majorité aura-t-elle ce courage ? L’heure n’est pas à la frilosité !

Les voyages présidentiels plombent le train de vie de l’Elysée = 6 millions
Les dépenses de l’Elysée ont encore augmenté de 5,5% entre 2008 et 2010, pour atteindre 114 millions d’euros, selon les calculs de René Dosière, le député spécialiste de la chasse aux gaspis. Les seuls voyages de Nicolas Sarkozy reviennent à 55 000 euros par jour (20 millions par an). En novembre 2009, une matinée à Colombey-les-deux-Eglises, pour se recueillir sur la tombe du -général de Gaulle, a coûté 284 614 euros. Le président a déplacé trois avions jusqu’à la base aérienne de Saint-Dizier, où trois hélicoptères l’attendaient pour l’emmener à Colombey. Sur place, un chapiteau avait été dressé pour accueillir les corps constitués du département de la Haute-Marne. Figer les dépenses du «château» au niveau confortable de 2008 ferait économiser 6 millions d’euros par an.
affraid


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Re: Economies ? Pourqoi pas !

Message par roma le Jeu 16 Fév - 8:55

Les zones franches urbaines ne sont pas un franc succès = 1 milliard
Maurice Leroy, le ministre de la Ville, vient de donner son feu vert à la prolongation des zones franches urbaines (ZFU) pour trois ans. Pour 2012, il est trop tard, mais on pourrait se passer pour les deux années suivantes de cet allégement de charges à 500 millions par an accordé aux entreprises qui s’installent dans les quartiers déshérités. Car ce dispositif est loin de «rétablir l’égalité des chances et l’équité territoriale», comme le prétend le ministre.Selon le rapport que lui a remis le député UMP Eric Raoult en juillet dernier, le chômage n’a pas baissé dans les 100 zones concernées, le taux de survie à cinq ans des nouvelles entreprises n’est que de 23,7% et le coût par emploi créé s’étalerait entre 11 000 et 73 000 euros – autant dire que personne ne sait les dénombrer.
Les effets pervers, eux, sont patents : des entreprises déménagent, parfois de quelques dizaines de mètres, pour venir en ZFU et profiter des exonérations, sans effet sur l’emploi ; d’autres s’y domicilient par une simple boîte aux lettres… «Je suis dubitatif, conclut Gilbert Roger, ex-maire PS de Bondy et de sa ZFU, dans le 93, devenu sénateur en septembre. Trop d’entreprises bénéficient des exonérations sans jouer le jeu.» Mais les élus se sont battus pour faire reconduire la formule, par peur d’avoir l’air d’abandonner leurs quartiers. Bref, on dépense plus d’un milliard pour sauver les apparences…
P.C
Les bombardiers nucléaires menacent nos finances publiques = 250 millions
Avec quatre sous-marins de la classe «Le Triomphant» et leurs soixante-quatre missiles M51 dernier cri, la force océanique stratégique fait peser sur un agresseur potentiel, en tout point du globe, une menace nucléaire équivalant à 4 000 Hiroshima. Autant dire qu’elle suffit à rendre notre dissuasion crédible. Alors pourquoi garder une composante aérienne à notre force de frappe ? Survivance de la guerre froide, ces escadrilles (il reste 40 Mirage et Rafale) équipées de missiles ASMP d’une portée de 400 kilomètres avaient pour mission de pénétrer sous la couverture radar en Europe de l’Est pour délivrer une ultime frappe d’avertissement. Ce n’est plus d’actualité, mais les crédits correspondants représentent toujours 250 millions d’euros par an dans le budget des armées, soit 7,5% du coût de la dissuasion française.
E.G
Voies navigables entretient trop de voies peu naviguées  = 200 millions
Avec plus de 7 100 kilomètres de fleuves et canaux, la France est le mieux loti des pays européens. Seulement, faute de voies à grands gabarits, le trafic y est marginal (3% des marchandises transportées), comparé à l’Allemagne (12%) ou aux Pays-Bas (33%). Au moins pourrait-on réduire les coûts d’entretien de ce réseau sous-utilisé ! C’est ce que suggère un rapport que l’inspection des Finances a consacré début 2010 à Voies navigables de France, un «grand opérateur de l’Etat» chargé de ce travail : un «déclassement à la navigation» des 1 350 kilomètres de voies les moins fréquentées permettrait de réduire le programme de travaux prévus d’ici à 2014 et de gagner 200 millions d’euros.
E.W.


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Re: Economies ? Pourqoi pas !

Message par roma le Jeu 16 Fév - 8:57

Renonçons à l’organisation de l’Euro 2016 ! = 440 millions d’euros d’économies possibles
En laissant à l’Italie ou à la Turquie, autres candidats, le Championnat de foot, nous éviterions le financement public des futurs stades délirants de Bordeaux, Lyon et Nice (photo). Les indemnités de rupture «pour motif d’intérêt général» ne dépasseraient pas 1 million d’euros.

Aucune future ligne à grande vitesse ne sera rentable = 7 milliards d’euros d’économies possibles
A lui seul, le TGV Lyon-Turin coûterait 25 milliards d’euros, dont un tunnel à 8,5 milliards financé à 42,1% par la France, pour un trajet en 1 h 40 au lieu de 4 heures. «Mais qui va de Lyon à Turin ?, s’étrangle l’économiste Rémy Prud’homme. Les lignes à grande vitesse rentables sont faites. Les 2 000 kilomètres prévus d’ici 2020 auront un coût insupportable pour les finances publiques.» Sur cet ensemble, Etat et collectivités doivent en effet apporter 7 milliards, alors que le réseau existant est en piteux état et que son propriétaire, RFF, croule sous 30 milliards d’euros de dettes.

Dans le Pas-de-Calais, la folie d’un tram qui divise encore les élus locaux = 660 millions d’euros d’économies possibles
Pour financer les 37 kilomètres du tramway Artois-Gohelle (deux lignes au départ de Lens et Béthune), les élus locaux n’ont d’autre choix que d’alourdir la dette. Et ils ne s’accordent même pas sur le tracé. Deux bonnes raisons pour dire stop !

Pas d’urgence pour le canal Seine-Nord = 2,1 milliards d’euros d’économies possibles
Vingt ans que ce chantier titanesque est dans les tiroirs… La signature avec le concessionnaire ne devant intervenir qu’en 2012, aucun obstacle ne s’oppose à l’arrêt de ce canal de 106 kilomètres (4,2 milliards d’euros, dont la moitié sur fonds publics) devant relier Compiègne à Dunkerque.

Un port à Montpellier, à 8 kilomètres de la mer : un délire ! = 60 millions d’euros d’économies possibles
Un ascenseur à bateaux, deux écluses et deux heures pour rejoindre la mer : ce projet (300 anneaux au cœur de la ville) est un non-sens économique et écologique.

Un "Pentagone" surdimensionné = 5,5 milliards d’euros d’économies possibles
Construit en partenariat avec Bouygues, le futur ministère de la Défense coûtera in fine 3,5 milliards d’euros à l’Etat. En abandonnant ce projet et en revendant, pour 2 milliards, les 16,5 hectares du site, le Budget économiserait 5,5 milliards.


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Re: Economies ? Pourqoi pas !

Message par roma le Jeu 16 Fév - 9:00

Les actes médicaux superflus plombent les comptes = 1 milliard
C’est à se demander si notre système de santé n’est pas tombé sur la tête. Une radio du crâne pour un traumatisme simple, de l’avis de tous, c’est totalement inutile. Eh bien, on a quand même trouvé le moyen d’en faire plus de 1 million en 2009, pour un coût de 35 millions d’euros ! De même, est-il vraiment nécessaire de dépister le cancer de la prostate sur les personnes âgées puisque, après 74 ans, près de 90% des prostates contiennent… un microcancer ? Pourtant, non seulement on continue de prescrire un tel acte, mais on l’accompagne souvent d’examens complémentaires coûteux (échographie, ponctions multiples qui finissent toujours par découvrir des microlésions…), lesquels s’achèvent souvent par une opération. Et la liste des exemples est longue comme une ordonnance de médecin irresponsable. Au reste, il n’est pas dif­ficile de repérer les actes superflus. Il suffit d’observer les écarts de pratiques entre établissements. D’après la Fédération hospitalière de France (FHF), qui a récemment décidé de dénoncer les abus, les femmes enceintes ont ainsi 25% de risques d’accoucher par césarienne aux CHU de Rouen ou de Reims, alors que la probabilité ne dépasse pas 14% à Poitiers ou à Besançon. Au total, on estime que 5% des opérations pourraient être évitées. Et pour les hospitalisations inutiles, la marge de manœuvre est plus large encore. D’après une enquête très récente de la Direction de l’hospitalisation (Dhos), près d’une journée d’hospitalisation sur cinq effectuée dans les services de médecine n’est pas absolument nécessaire. Dans 40% des cas, il s’agit d’un simple besoin de surveillance et dans 30% d’une simple aide à la vie quotidienne. Si les infirmières doivent aussi jouer les nounous…

L’abus de médicaments pourrait être réduit de près de 20% = 5 milliards
Les médicaments non utilisés nous coûtent cher. Il n’empêche que les Français restent les plus gros consommateurs d’Europe ! En dépit des efforts pour dérembourser les produits dont le service médical est jugé insuffisant – 50 nouveaux produits viennent encore d’être exclus – nous en avalons en moyenne 40% de plus que nos voisins, dont huit fois plus de tranquillisants que les Allemands et six fois plus que les Britanniques. Nous payons aussi 46% de plus pour nos ulcères et nos taux de cholestérol, car les cachets et les sirops sont presque deux fois plus chers chez nous que chez nos voisins (90% de plus selon la Cour des comptes). En vingt ans, leur prix moyen est passé de 3,09 à 6,95 euros, soit une hausse de 130% pour 37% d’inflation générale. Au total, notre dépense a été multipliée par 2,5 depuis 1990 ! Or «entre 20 et 30% de ces prescriptions ne servent strictement à rien», assure Guy Vallancien, urologue et professeur à Paris-Descartes. D’après lui, sur les 27 milliards de médicaments remboursés par la Sécu, on pourrait en économiser au moins 5.


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Re: Economies ? Pourqoi pas !

Message par roma le Jeu 16 Fév - 9:01

La Bourgogne creuse un gouffre pour la fibre optique = 660 millions
Nombre de collectivités, comme l’Aveyron, la Seine­Maritime ou la Meuse, veulent déployer l’Internet à très haut débit par fibre optique. Mais aucune n’affiche les ambitions de la Bourgogne, qui souhaite installer 965 000 lignes (90% de la population) d’ici à 2025, moyennant 880 millions d’euros. La location du réseau aux opérateurs rapporterait certes 220 millions, mais la différence serait payée sur fonds publics. Selon une convention en négociation, l’Etat verserait 200 millions, soit 440 millions à régler par les collectivités locales. A deux ans du début des travaux, cela semble démesuré à beaucoup d’élus, y compris au PS, majoritaire au conseil régional. Les débuts du haut débit bourguignon ont de quoi les inquiéter : la région a déjà investi 10 millions d’euros pour semer des antennes Wi Max (un Wi-Fi à grande échelle) dans la campagne. Au lieu des 160 000 abonnés espérés, le service en a conquis 1 500… E.W.

Le budget du lycée hôtelier de Basse-Normandie est indigeste = 50 millions
Entre deux options, nos élus ont une fâcheuse tendance à choisir la plus chère. Ainsi à Hérouville, près de Caen, le ­lycée hôtelier Rabelais doit s’agrandir pour intégrer une école de boulangerie et un internat. Mais, au lieu de créer une annexe dans une ancienne école toute proche, Laurent Beauvais, président (PS) de la Basse-Normandie, a préféré un projet pharaonique : un nouveau bâtiment de 200 mètres de long, avec une façade censée rappeler la mie de pain. Si ­complexe qu’aucune entreprise ne s’en tire à moins de 50 millions d’euros. Il est encore temps de changer d’avis, d’autant qu’il faudrait aussi remettre au pot pour reconvertir l’ancien lycée, âgé de seulement de 15 ans. T.B.

Au conseil général du Var, les congés des agents sont bien payés = 23,6 millions
Trois chambres régionales des comptes (Ile-de-France, Auvergne et Midi-Pyrénées) vérifient régulièrement le temps de travail des fonctionnaires territoriaux et dénichent des cas où le nombre d’heures annuel n’atteint pas le minimum légal. Mais quand leurs homologues des autres régions donnent un coup de sonde, elles trouvent aussi : dans le Var, un récent rapport a ainsi établi que le conseil général accordait à ses agents 59 jours de congé par an, soit 12 de plus que prévu par la loi, pour un coût annuel de 10 millions. Par ailleurs, les arrêts maladie ­représentent en moyenne 18,6 jours d’absence par agent et par an, soit 13,6 millions d’euros pour 4 330 salariés. A quand un véritable audit national ? E.G.


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Re: Economies ? Pourqoi pas !

Message par roma le Jeu 16 Fév - 9:02

Le Haut Conseil de l’éducation fait de la résistance = 123.000 euros
Fin 2009, Lionel Tardy, député UMP de Haute-Savoie et grand pourfendeur des «machins», faisait voter la suppression du Haut Conseil de l’éducation (HCE). Cet organe consultatif de neuf membres, créé en 2005 pour émettre des avis sur la pédagogie, a toujours doublonné avec le Conseil supérieur de l’éducation (CSE), instauré, lui, en 1989. Las ! Les sénateurs ne l’ont pas suivi, ni les députés en seconde lecture, après une ­intervention du gouvernement. «Les quel­ques rapports du HCE ne pèsent pourtant pas lourd face à la production du CSE, de l’Inspection générale de l’éducation nationale ou de l’Inspection générale de l’en­seignement supérieur et de la recherche», lâche, dépité, Lionel Tardy. Le Haut Con­seil est donc toujours là. Même s’il a été un peu réduit, son budget reste confortable, à 123 000 euros en 2010. De quoi payer huit collaborateurs permanents, commander des études, y compris à des experts étrangers (comme «Les élèves sans qualification dans les pays de l’OCDE»), et indemniser les neuf «sages». Le président Bruno Racine, par ailleurs patron de la Bibliothèque nationale, touche 2 170 euros par mois. Les autres ont droit à un dédommagement de 103 euros à chaque séance mensuelle, à l’instar de Michel Pébereau, P-DG de BNP Paribas, et Christian Vulliez, ancien directeur de HEC.

Le Conseil des affaires étrangères ne déborde pas d’activité = 2 millions
«Une instance d’évaluation et de proposition», voilà comment l’on définit au Quai d’Orsay l’énigmatique Conseil des affai­res étrangères. «Un placard doré pour diplomates qui ne sont pas en cour», rétorque le député du Nord Christian Vanneste (UMP), qui s’intéresse de près aux «instances inutiles». Toujours est-il que ce machin qui ne publie aucun document public compte dix hauts fonctionnaires dans ses rangs, dont certains anciens ambassadeurs, comme son actuel président, Claude Martin, qui fut un temps en poste à Berlin. Problème, ce genre de personnage touche parmi les plus hauts salaires de la fonction publique, parfois au-delà de 20 000 euros par mois. Vraiment beaucoup pour ne pas faire grand-chose.


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Re: Economies ? Pourqoi pas !

Message par roma le Jeu 16 Fév - 9:03

Le fonds Eperon distribue ses mannes sans contrôle = 4 millions
Pas moins de 9 millions d’euros sont prélevés chaque année sur les ressources du PMU pour alimenter le Fonds Eperon, créé en 2006. Ce pactole doit servir à financer quelques missions de service public, notamment la sauvegarde de certaines races d’équidés (chevaux de traits, poneys landais…) et à soutenir les concours hippiques. Mais, selon un document issu d’une enquête administrative en cours et consulté par Capital, l’essentiel du fonds Eperon est distribué dans l’opacité la plus totale par la sous-direction du cheval au ministère de l’Agriculture, alimentant pêle-mêle élevages privés, compétitions et salons. L’argent sert aussi beaucoup à une communication tous azimuts : promotion de la marque Selle française, dynamisation de la filière équine à l’international, vidéothèque en ligne du cheval… «C’est un vrai foutoir, admet un professionnel renommé. Le fonds Eperon saupoudre ses subventions sans logique apparente et avec une efficacité discutable. Nous sommes de nombreux éleveurs à penser que la moitié de cette manne est jetée par la fenêtre.»


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Re: Economies ? Pourqoi pas !

Message par roma le Jeu 16 Fév - 9:05

Les PC offerts aux lycéens du Languedoc sont revendus sur le Net = 15 millions
En octobre, le Languedoc-Roussillon a offert à ses 32 000 élèves de seconde des PC portables aux couleurs (rouges) de la région et créé pour eux une hot line gratuite. Mais, pour aller en cours avec ce «cartable numérique», il y a un bug : les classes manquant de prises électriques et de bornes Wi-Fi, les joujoux restent à la maison, ou sont mis en vente aux puces et sur Internet (Capital en a trouvé un sur Leboncoin.fr pour 500 euros). Si l’opération est rééditée à la rentrée 2012, le marché de l’occase va saturer. T.B.

La promotion économique de l’Auvergne n’est guère économique = 15 millions
Agence régionale de dévelop­pement, comités d’expansion, cellule Europe, chambres de commerce et d’industrie territoriales, services des communautés d’agglomération… Selon Daniel Dugléry, maire UMP de Montluçon, l’Auvergne compte 30 organismes voués à la «promotion économique», soit 1 106 salariés qui «ne travaillent même pas de façon coordonnée». S’attaquer aux doublons diviserait les effectifs par deux. Pour un salaire brut moyen à 2 500 euros (estimation prudente), ces quelque 500 emplois représentent 15 millions d’euros par an ! Aucune raison que l’Auvergne soit seule concernée par ce phénomène… E.W.

Les comptes de la biennale de Nantes sont une œuvre d’art = 5 millions
Faut-il maintenir Estuaire 2012, la biennale d’art contemporain prévue à Nantes en juin prochain ? Pas sûr, à lire le bilan des éditions 2007 et 2009 de la chambre régionale des comptes. Malgré 5 millions de subventions à chaque fois (aux trois quarts par la ville de Nantes), il reste 1,6 million à rembourser. Et la chambre nuance le chiffre de 600 000 visites avancé par les organisateurs : il n’y a en fait eu que 170 000 personnes différentes, certains curieux venant plusieurs fois. Ce qui porte les dépenses des collectivités à près de 30 euros par visiteur ! T.B.

La grosse cagnotte des conseillers généraux de la Sarthe = 3,7 millions
On connaît la réserve parlementaire, somme allouée aux députés et aux sénateurs pour financer des projets dans leurs circonscriptions (et nouer des liens avec les élus). Eh bien, il existe l’équivalent départemental ! Selon le député René Dosière, un conseil général sur deux (dont la Manche, la Gironde…) attribuerait à ses membres des fonds à reverser dans les cantons. Dans la Sarthe, l’assemblée (UMP) distribue quatre enveloppes par an à ses 40 élus : trois dotations, culturelle (345 722 euros en 2011), sportive (276 754 euros) et de «voirie communale» (1,78 million), plus une «convention de développement rural» (1,35 million). E.G.


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Re: Economies ? Pourqoi pas !

Message par roma le Jeu 16 Fév - 9:08

Le budget com des Pays de la Loire continue à enfler = 1,7 million
En épluchant les comptes 2008 des collectivités, Capital avait classé la région parmi les plus dépensières en communication. Ça ne s’est pas calmé : moyennant un budget de 17 millions d’euros (plus qu’en Ile-de-France), les Pays de la Loire font savoir comment ils dépensent l’argent public. Ainsi, chaque lundi matin, des tracts rappellent aux passagers du La Rochelle-Nantes que leur train est financé par la région. En renonçant à ce street marketing et à d’autres opérations d’image sans bénéfice pour les administrés, on doit pouvoir gagner 10% sur ces dépenses. Et les autres collectivités locales pourraient en prendre de la graine… T.B.

L’agglomération de Toulon mène ses administrés en bateau = 1 million
En dépit de ses 19% d’administrés sous le seuil de pauvreté, Toulon verse 300 000 euros par an au Rugby Club toulonnais (entreprise privée). C’est deux fois moins que la communauté d’agglomération, qui a aussi ­offert un voilier de course à 280 000 euros au Coych (club de nautisme basé à Hyères), tout en finançant pour 126 000 euros sa participation au Tour de France. Baptisé «Toulon Provence Méditerranée», le bateau porte ses couleurs, une notoriété censée justifier ces dépenses… E.G.

Trou normand dans les comptes du musée de Vieux-la-Romaine = 0,8 million
Le conseil général du Calvados a décidé qu’à Vieux-la-Romaine les vestiges de villas gallo­romaines valaient un musée. Il attire 11 300 visiteurs par an, ce qui est honorable mais pas à la hauteur de ses spacieux locaux et de sa dizaine de salariés : le département a dû débloquer 800 000 euros cette année pour l’aider. Chaque visiteur qui paie son ticket 5 euros coûte 71 euros au département. T.B.

Les chers autocollants des autorails de Haute-Normandie = 0,6 million
Chaque région personnalise ses TER, mais pourquoi se contenter de quelques logos ? La Haute-Normandie a choisi le relooking extrême. A peine réélu, son président Alain Le Vern (PS) a fait imprimer des autocollants géants (l’adresse du site Internet de la région et des bulles de couleur) afin de recouvrir 40 rames de TER, moyennant 600 000 euros. T.B

Quand le Nord se payait un show au Zénith de Lille = 0,25 million
Bernard Derosier, président PS du conseil général du Nord jusqu’en mars dernier, avait pris l’habitude de présenter ses vœux au personnel du département en louant le Zénith de Lille pour un après-midi festif, avec champagne et petits-fours, manège pour les enfants, jongleurs et acrobates. Coût : 250 000 euros pour 8 300 invités, soit 30 euros par tête. Patrick Kanner, son successeur, jure qu’il y mettra fin. Il pourrait s’inspirer du Pas-de-Calais voisin, où le conseil général reçoit son personnel au mousseux, dans ses locaux, pour 3 200 euros. E.W

Après Brest, quelle ville se fera racketter par Miss France ? = 0,24 million
A chaque élection de Miss France retransmise par TF1, la ville hôte est présentée à l’écran pendant une dizaine de minutes. Un sacré coup de pub… payant. Pour 2012, le président de la communauté urbaine de Brest et maire PS de la ville, François Cuil­landre, a ainsi signé un chèque de 237 000 euros à Endemol, producteur du show, alors que l’événement rapporterait 2,7 millions d’euros à ce groupe coté ! T.B.

Renoncer à la statue de Georges Frêche à Montpellier = 50.000 euros
Georges Frêche les aura tous bien emm…, ses partenaires du PS comme son opposition. Mais, un an après la disparition de l’homme fort du Languedoc-Roussillon, tout est oublié ! Lui qui aimait tant les statues (il voulait installer un Lénine place du XXe-Siècle à Montpellier, en attendant Mao, Churchill et de Gaulle) aura bientôt la sienne. Le nouveau conseil régional a lancé un appel d’offres, en octobre, pour la réalisation d’une œuvre en bronze qui s’élèvera face au futur lycée hôtelier Georges-Frêche. Selon un sculpteur local, familier de ces commandes publiques rarement faites à l’économie, elle coûtera «au moins 50 000 euros». T.B.

Les dépenses des villes partent à la dérive : 15 milliards d'euros d'économies possibles
Belle augmentation : après les municipales de 2008, les présidents de communauté urbaine et d’agglomération se sont voté une hausse de 27,8% de leurs indemnités. Les maires, eux, se sont contentés de 11,1%… Décidément, le «bloc communal», comme l’on dit en jargon administratif, dérape. En dix ans, les communes, leurs regroupements et les syndicats mixtes ont connu une progression de 26% de leurs effectifs (à 1,3 million d’agents), et un envol de leur masse salariale de 59%, à 36 milliards d’euros l’an dernier. «En restructurant cet ensemble où les doublons pullulent, on pourrait économiser jusqu’à 15 milliards d’euros par an», juge René Dosière, le député chasseur de gaspis, qui publiera «L’Argent de l’Etat, un député mène l’enquête» (Seuil) en janvier 2012. Cela revient à réaliser 11,5% d’économies sur nos dépenses communales (130 milliards).
Etienne Gingembre

Pays de la Loire, six "espaces" régionaux inutiles : 5,7 millions d'euros d'économies possibles
Depuis 2004, le conseil régional des Pays de la Loire sème des «maisons de la région» sur son territoire. Et pas des maisonnettes : 540 mètres carrés à La Roche-sur-Yon, 546 à Saint-Nazaire, 667 au Mans et 2 873 mètres carrés à Laval ! Au total, avec la Maison d’Angers, plus ancienne, il y en a eu pour 5,7 millions d’euros en achats immobiliers. Pour savoir si ces annexes de l’hôtel de région sont réellement des «lieux d’information, de rencontre et d’échange», comme l’affirment les élus, nous avons envoyé un reporter à l’espace régional de Saint-Nazaire, construit en 2008. «En ce moment, nous avons pas mal de visiteurs grâce à notre exposition sur l’aéronautique», a confié l’hôtesse d’accueil. Mais ce 5 novembre, seules trois personnes ont franchi la porte du bâtiment à 1,7 million d’euros. Dont l’une pour demander son chemin. T.B.


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Message par roma le Jeu 16 Fév - 9:11

Lycées français à l’étranger : un cadeau pour les people = 150 millions
Enfants de champions de foot (Enzo Zidane à Madrid, les deux aînés Djorkaeff, Sasha et Oan, à New York), de stars (une des filles de Yannick Noah, Elyjah, à New York jusqu’à l’an ¬dernier), d’entrepreneurs du Net (à San Francisco), de banquiers d’affaires et d’avocats (Londres), de fonctionnaires ¬internationaux (Washington), de cadres expatriés (Rio de Janeiro, Shanghai, Moscou)… et même de président de la République (Louis Sarkozy, à New York) : depuis 2007, tout ce beau petit monde inscrit en seconde, première ou terminale dans un lycée français à l’étranger ne paie plus un centime de frais de scolarité (1 500 à 20 000 euros par an selon les pays). Qui règle leur facture ? L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), une émanation du Quai d’Orsay, qui a ainsi déboursé 33,7 millions d’euros pour 7 300 élèves au cours de l’année scolaire 2010-2011. Et, comme la mesure doit être étendue aux collèges, il en coûterait à terme quelque 150 millions d’euros.
Avant 2007, les riches payaient plein pot (mais faisaient prendre en charge ces frais d’expatriation par leurs employeurs) et les plus modestes bénéficiaient de bourses. Bref, un système équitable sans plomber les finances publiques. On se demande quelle mouche a piqué Nicolas Sarkozy d’instaurer ce cadeau contre l’avis de tous – parlementaires de tous bords, associations de cadres expatriés, fédérations de parents d’élèves, services de Bercy… «L’intégration des 2,5 millions de Français de l’étranger à tous les services publics», assure-t-on à l’Elysée. Il est vrai que 1,5 million d’entre eux voteront à la présidentielle de 2012…
N.V.

Les syndicats de fonctionnaires touchent un vrai pactole = 100 millions
Le financement des syndicats de la fonction publique par l’Etat, les collectivités locales et les hôpitaux est une tradition si bien ancrée qu’on oublie un peu de compter l’argent dépensé. Mais l’an dernier, un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales a levé un coin du voile en s’intéressant au Loiret et au Rhône : les moyens financiers, matériels et humains mis à disposition des syndicats du public dans ces deux départements s’élèvent à 19,3 millions d’euros par an, soit 250 euros par agent. En appliquant ce ratio à l’échelle nationale, on arrive au montant astronomique de 1 milliard d’euros ! Parions qu’en cherchant un peu on pourrait réduire ce montant de 10%. Chiche ?
E.W.

La réinsertion des jeunes par l’armée coûte une blinde = 85 millions
Le ministère de la Défense n’a pas attendu Ségolène Royal pour réinsérer les jeunes «en grande difficulté». Découvrant, à l’occasion des journées Défense et citoyenneté, que dans chaque classe d’âge de 800 000 individus quelque 60 000 pékins des deux sexes ne possédaient ni qualification ni diplôme, les képis se sont mis en tête de les réinsérer dans la société, alors qu’un millier de dispositifs sont déjà chargés de cette mission. En 2005, l’objectif de la Grande Muette visait 20 000 jeunes gens, pour un coût de 200 millions d’euros par an. Elle a, depuis, révisé ses ambitions à la baisse : en 2010, elle s’est contentée de tenir 2 370 «volontaires pour l’insertion» sous l’uniforme, dans les 20 centres de son Etablissement public d’insertion de la Défense (Epide). A l’issue de quoi 1 104 jeunes ont trouvé un job, pour la plupart (34%) dans l’armée, la police ou la sécurité privée. Compte tenu d’un budget de 85 millions d’euros, une réinsertion réussie par l’Epide revient à 76 992 euros. Tarif canon !
E.G.

Le budget de la signalisation des radars est en infraction = 50 millions
Pour ne plus prévenir les automobilistes de la proximité d’un radar fixe, le gouvernement a décidé de gaspiller 50 millions d’euros. Début 2012, on commencera par enlever les 1 950 panneaux actuels (les fameux «panneaux gris»). Un démontage de pancartes à 2 316 euros l’unité, sachant que leur pose avait coûté entre 2 778 et 7 178 euros pièce. Voilà déjà 15 millions d’euros envoyés dans le fossé. Et encore, on vous fait grâce des frais de recyclage de ces tonnes de plastique. Mais l’Etat se propose aussi d’installer 4 000 radars «pédagogiques» (des écrans lumineux indiquant aux conducteurs leur vitesse, sans constat d’infraction) pour 40 millions d’euros. La moitié prendra peu ou prou la place des panneaux démontés, toujours pour indiquer l’imminence d’une cabine flasheuse, le reste ira à d’autres endroits, estimés dangereux. Le même résultat pourrait plus simplement être obtenu en plantant 2 000 nouvelles pancartes grises partout où il est nécessaire d’inviter les automobilistes à lever le pied. Ce qui coûterait seulement 4,8 millions d’euros au lieu des 55 millions prévus…
E.G.


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Re: Economies ? Pourqoi pas !

Message par roma le Jeu 16 Fév - 9:13

La tirelire du Centre national du cinéma est loin d’être vide = 30 millions
Avec des recettes en augmentation de 50% depuis 2006 – 750 millions d’euros cette année – le Centre national du cinéma (CNC) fait envie. Le gouvernement a déjà décidé de limiter à 700 millions les ressources de l’institution, générées par des taxes sur les entrées en salles, les chaînes de télévision et les fournisseurs d’accès Internet. Les excédents seront reversés au budget de l’Etat. On pourrait, sans remettre en cause le soutien au cinéma français, abaisser le plafond d’encore 30 millions. «Il suffit de tailler dans les montants prétendument nécessaires – on parle de plus de 350 millions d’euros sur cinq ans ! – à la numérisation des vieux catalogues de films, résume un professionnel. Cette mission pourrait être financée par les producteurs privés ou le mécénat.»
E.W.

La communication des ministères pourrait fondre d’un quart = 28 millions
«Coaching en image» pour Eric Besson, à l’époque ministre de l’Immigration ; sondage sur le «niveau d’adhésion suscité par les propos tenus» par Hervé Morin, alors ministre de la Défense, après une émission de télé… Avec de telles commandes, pas étonnant que les dix plus gros ministères aient vu leurs dépenses de communication augmenter de 25% depuis 2006 pour atteindre 112 millions d’euros l’an dernier, selon un récent rapport de la Cour des comptes. Franchement, ramener cette enveloppe à son niveau d’il y a cinq ans ne mettra pas la France en péril : selon les magistrats, les campagnes de communication lancées par les membres du gouvernement n’ont qu’un faible impact. Le plus souvent, l’efficacité de ces coups de pub n’est même pas évaluée. Et quand, par hasard, cet effort est accompli, comme dans le cas de la sensibilisation aux violences conjugales, l’effet mesuré paraît «relativement faible». Plus du tiers des dépenses est consacré à l’achat d’espace, soit 210 millions entre 2006 et 2010 !
P.C.

Le secrétariat d’Etat aux Anciens Combattants ne sert à rien = 1 million
Personne ne s’en était aperçu mais, en novembre 2010, ce secrétariat d’Etat créé en 1920 a été rayé d’un trait de plume. Le ministère de la Défense et des Anciens Combattants avait alors juré que «cela n’influait en rien sur la prise en compte des intérêts du monde combattant». Bref, il ne servait à rien. Sauf que, les élections approchant, le gouvernement a cédé à la pression des associations et recréé le poste, attribué en juin au député UMP Marc Laffineur. Son agenda, publié sur son site Web, est blindé, jour après jour, de cérémonies aux monuments aux morts. «Son rôle est d’y assister le plus souvent possible», note un syndicaliste. Au salaire du secrétaire d’Etat (144 000 euros par an), il faut ajouter la rémunération d’un cabinet de six personnes (374 630 euros et des primes pour «sujétions parti¬culières» de 477 000 euros en 2010). Au total, le coût de ce rétablissement frise le million d’euros par an.
P.C.

Faut-il un secrétaire d’Etat aux Français de l’étranger ? = 0,92 million
Créé à la surprise générale en juin dernier pour David Douillet, le poste a été pourvu, dès le départ du judoka national vers le ministère des Sports, par Edouard Courtial. La mission essentielle de ce jeune député UMP est de courtiser les 2 millions d’électeurs français installés à l’étranger. Au point que le PS réclame l’intégration de tous ses frais de déplacement aux comptes de campagne des candidats UMP. Officiellement, il ne dispose d’aucun budget propre. «Les crédits du ministère du Quai d’Orsay ont été reventilés», selon cette nouvelle administration. C’est vrai pour les missions et les programmes de solidarité, mais il faut quand même payer le secrétaire d’Etat, son directeur de cabinet, son directeur adjoint, son chef adjoint de cabinet… et bien entendu une conseillère en presse et communication. Soit 460 000 euros pour l’ensemble du cabinet, 144 000 pour celle du secrétaire d’Etat et une enveloppe de 310 000 euros (indemnités pour sujétions particulières). Le total, 914 000 euros par an, ne représente jamais que l’équivalent d’une bonne trentaine de postes de profs…
P.C.

1,5 milliard à des milliers d’associations, sans contrôles = 148 millions d’euros d’économies possibles
En 2010, l’Etat a versé 1,48 milliard d’euros de subventions (+ 21% en un an  !) à des milliers d’associations (la liste occupe 597 pages). Sans beaucoup de contrôle ni logique apparente : Skema est la seule école de commerce subventionnée, le très chic club équestre de Chantilly n’a sans doute pas de problèmes de fins de mois et beaucoup d’autres n’ont qu’un intérêt local. Sans exagérer, on doit pouvoir réduire ce pactole de 10%…
L’énorme cagnotte de l’école des fonctionnaires = 326 millions d’euros d’économies possibles
Le Centre national de la fonction publique territoriale vit bien. Ce centre de formation, financé par une taxe sur les salaires d’une population administrative à la hausse, a affiché 35 millions d’euros d’excédent en 2009, quatre fois plus qu’en 2004. De quoi remplir sa mission de «grand opérateur de l’Etat» ? Non, car les formations proposées ne correspondent pas aux besoins des collectivités et intéressent si peu les salariés que le taux d’absentéisme aux cours atteint 19% des inscrits. Du coup, l’argent reste dans les caisses (fin 2009, le CNFPT disposait de 326 millions d’euros de fonds propres) ou finance des dépenses contestables : ce machin s’est offert un siège parisien à 67 millions d’euros  et a embauché jusqu’à 2 200 salariés, dont 22 administrateurs hors classe et 157 directeurs territoriaux ; il rétribue en outre grassement ses formateurs (parfois fictifs, aux dires de la Cour des comptes), rembourse de généreux frais de déplacements et dote son président, le député de la Gironde François Deluga, de 72 000 euros par an de frais de représentation. Bah, son prédécesseur, le maire de Nancy André Rossinot, touchait 101 000 euros !
E.G.


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